1 Avril 2015

Victoire du Parti Québécois pour les droits des femmes - Le gouvernement libéral accepte finalement de revoir les quotas sur l'avortement

Québec, le 1er avril 2015 – La députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, Carole Poirier, ainsi que la députée de Taillon et porte-parole en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, se réjouissent que le gouvernement libéral ait finalement accepté d’appuyer la motion du Parti Québécois demandant que soient retirées du projet de loi 20 toutes les mesures limitant les droits des femmes et l’accès à l’avortement. 

« Après avoir refusé d’appuyer notre motion, la semaine dernière, le gouvernement est finalement revenu à la raison et s’est rétracté dans sa volonté d’imposer des quotas en matière d’avortement. C’est une victoire pour les droits des femmes. Des dizaines de femmes et d’hommes travaillant dans le réseau de la santé s’inquiétaient, avec raison, des quotas à propos du nombre d’avortements contenus dans le projet de règlement du ministre de la Santé. Nous ne nous sommes pas découragés au premier entêtement du Parti libéral, et nous continuerons d’assurer une veille active afin qu’aucune autre mesure ne vienne brimer les droits des Québécoises et des Québécois », a déclaré Carole Poirier. 

« Aujourd’hui, en s’engageant à ce qu’aucune mesure du projet de loi 20 ne vienne limiter les droits des femmes ou le nombre d’avortements que peut réaliser un médecin, le ministre de la Santé admet que son projet de règlement doit être clarifié. En tant qu’opposition officielle, nous nous assurerons que plus aucun quota ne figure dans le règlement final du ministre. C’est sa responsabilité de protéger les droits des femmes, et nous nous réjouissons qu’il s’engage aujourd’hui en ce sens », a conclu Diane Lamarre.  

La motion adoptée unanimement se lit comme suit : 

« Que l’Assemblée nationale réitère le droit de toute femme de disposer de son corps et de services d’avortement gratuits et accessibles; 

Que le gouvernement s’assure qu’aucune mesure liée au projet de loi n°20, Loi édictant la Loi favorisant l’accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée et modifiant diverses dispositions législatives en matière de procréation assistée, ne limite de quelque façon que ce soit ces droits. »