25 Mai 2015

Entente avec la FMOQ : « Après un an d’attente sans résultats, le ministre nous demande d’attendre encore deux ans et demi » – Diane Lamarre

Québec, le 25 mai 2015 – La députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, a accueilli avec scepticisme l’annonce d’une entente faite ce matin par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). 

D’abord, le problème de l’accès aux soins va demeurer entier au moins jusqu’en décembre 2017. « Le ministre nous demande de lui faire confiance; on ne saura pas avant deux ans et demi si cette entente fonctionne. Il y a un an, lors de l’étude des crédits 2014, le ministre a fait de nombreuses promesses formelles qu’il n’a pas su tenir. Il n’y a aucune amélioration tangible pour la population. Les gens sont désespérés. Nous lui demandons de rendre publique l’entente qu’il a conclue avec la FMOQ et de rendre compte de la situation aux parlementaires et à la population tous les trois mois, afin d’avoir un portrait juste et par souci de transparence. S’il refuse, c’est qu’il n’est pas si certain des résultats pour les Québécois », a déclaré, en conférence de presse, Diane Lamarre. 

Grâce au travail du Parti Québécois et des nombreux groupes qui sont venus témoigner en commission parlementaire, le ministre a enfin admis que ses exigences envers les médecins de famille étaient irréalistes. « Toutefois, il ne faut pas confondre inscription à un médecin et accès à ce dernier; l’accessibilité aux soins, ça passe aussi par plus de disponibilité des médecins et par un rôle accru donné aux autres professionnels – notamment les infirmières praticiennes spécialisées, les psychologues, les pharmaciens – qui pourraient grandement contribuer à améliorer l’accès à notre système de santé. Or, rien de tout ça n’a été mentionné par le ministre ce matin », a ajouté la porte?parole. 

« Cette entente a été négociée entre un médecin et d’autres médecins, sans plan global. Pour ceux qui attendent plus de 16 heures, en moyenne, à l’urgence, pour les 25 % de Québécois qui n’ont pas de médecin de famille, pour les personnes ayant besoin de soins à domicile, pour les 37 000 résidents en CHSLD qui reçoivent à peine un bain par semaine et à qui on veut faire payer davantage pour leur hébergement... pour tous ces gens, en effet, il n’y a rien de plus aujourd’hui, ni demain », a conclu Diane Lamarre.